Convaincu que l’arbre a toute sa place en ville, l’Université populaire de la Biosphère met toutes ses compétences dans l’amélioration de la gestion des arbres en ville.

• Elément indispensable à l’amélioration du cadre de vie, l’arbre en ville permet de filtrer les particules fines issues des polluants urbain et contribue à une purification de l’air en ville.
Selon une étude de l’ONG Nature Conservancy avec un investissement de 3,60€ par habitant dans la plantation d’arbres, les villes pourraient sauver entre 11 000 et 37 000 vies par an.
• L’arbre urbain contribue également à diminuer de 0,5 à 2°C la température des villes lors des fortes canicules tout en diminuant les nuisances sonores urbain et en favorisant la biodiversité.
• Longtemps considéré comme un mobilier, l’arbre en ville mérite pourtant toute notre attention.
• Notre volonté est d’assurer la bonne cohabitation entre le milieu urbain, les arbres et les hommes tout en garantissant la sécurité des riverains.
• Nous avons été témoins des changements de pratique de gestion, de taille et surtout de mentalité vis-à-vis des arbres en ville.
• Les nouvelles méthodes de grimpe et d’accessibilité aux arbres permettent d’effectuer des tailles beaucoup plus fines. De nouveaux outils nous permettent une meilleure compréhension de l’arbre.

Notamment la tomographie permet de mieux appréhender les problématiques sanitaires. Les outils GPS permettent une localisation précise (0,50m) de chaque arbre avec une mise sous SIG (Système d’information Géographique) instantanée.

Un arbre malade guérit-il ?

De nombreuses personnes nous demandent après un diagnostic phytosanitaire si l’arbre malade guérit…
• Il est important de préciser qu’un arbre ne guérit pas, mais compartimente (isole l’infection). Grâce à la mise en place de barrières de protection appelées C.O.D.I.T (Compartmentalization Of Decay In Trees) ; Ces recherches (1977-1986) ont été entreprises par le professeur Américain Alex SHIGO.
• L’arbre essaie d’isoler la zone infestée ou blessée, il ne peut donc pas tuer les micro-organismes, de ce fait, un arbre malade ne guérit pas d’une infection ; il empêche sa propagation.
• La compartimentation ne peut pas être comparée à notre système immunitaire, car nous sommes capables de détruire des corps étrangers et donc de guérir.

Le mécanisme de compartimentation est décomposé en 4 barrières :
• La 1ère barrière
est formée de thylles et de gommes à l’intérieur, ce qui permet d’arrêter la progression longitudinalement de l’intrus.
La 2ème barrière est formée au cours de la saison végétative, elle est constituée de fibres et de cernes, ce qui arrête la progression en direction du centre de la tige.
• La 3ème barrière est formée par chacune des 2 faces des rayons ligneux ; la progression tangentielle est donc stoppée.
Ces trois barrières sont néoformées dans le bois.
• Enfin, la 4ème barrière, qui est la plus efficace. Elle se forme après la blessure, le cambium change son fonctionnement.
De plus, il contient diverses substances toxiques pour stopper l’intrusion et donc empêcher le bois sain en croissance d’être infecté.
Il est donc important lors des opérations de taille à veiller à ne pas endommager ces mécanismes de protection.

• Plutôt que de guérir votre arbre malade, la mission consiste plus à observer précisément si l’isolation de l’infection ou de la plaie de l’arbre malade se fait bien.
• Pour guérir un arbre malade, il faut l’aider à rendre plus efficace la compartimentation. C’est-à-dire aider votre arbre malade à conserver ses réserves énergétiques et à améliorer son stock de réserves.

Comment poser un diagnostique ?

• Diagnostic physiologique
La vitalité de l’arbre est l’expression de l’adaptation de l’arbre à son environnement. Les nombreux symptômes d’une perturbation de l’état physiologique sont l’expression d’un dysfonctionnement. L’analyse des critères exprimés par l’arbre permet de déterminer l’origine des perturbations. Il peut alors être nécessaire d’intervenir pour compenser les carences.

• Diagnostic phytosanitaire
Les agents pathogènes (champignons, insectes, …) sont normalement présents dans la nature. Ils peuvent parasiter toutes les parties de l’arbre et engendrer des dommages importants. Transmis par l’homme, le vent, les oiseaux ou les insectes, nombreux d’entre eux ne peuvent infecter les arbres qu’au niveau d’une plaie.

La détermination de l’agent pathogène, parfois complexe, permet de définir l’évolution probable des dégradations et de définir les actions à mener. Les solutions apportées seront garantes du respect de l’environnement.

• Diagnostic de tenue mécanique
Tous propriétaire ou gestionnaire d’arbre est responsables des dommages que celui-ci pourrait engendrer sur des personnes ou des biens. Chaque arbre est associé à un risque incompressible par sa seule présence. Toute dégradation infligée à l’arbre et un facteur d’augmentation potentielle du risque.

Le danger que représente un arbre est déterminé en fonction de son environnement (fréquentation humaine, biens mobilier ou immobiliers, autres végétaux) et du risque de rupture. Lors d’un diagnostique de tenue mécanique, une estimation du risque de rupture peut être réalisée visuellement (fissure, écorce incluse, …) ou nécessiter l’utilisation d’outils (canne pédologique, pénétromètre, tomographe…).

• Inventaire de patrimoine arboré et plan de gestion
La connaissance quantitative et qualitative est indispensable pour gérer un patrimoine arboré sur le court et moyen terme. Un arbre préfère souvent vivre en communauté. Les arbres dialoguent entre eux.

L’inventaire répertorie l’ensemble du patrimoine existant et permet d’apprécier ses qualités physiologique et sanitaire.
Il peut être intégrer à un SIG avec la prise des coordonnées géographique de chaque arbre avec un GPS.
Les arbres sont regroupés en unités de gestion afin d’optimiser les interventions d’élagage.

Sur la base de l’inventaire, un plan de gestion du patrimoine peut être élaboré. Il organise les interventions à réaliser dans le temps, permet de définir les budgets de taille et prévoie les renouvellements à réaliser.